Petit éclairage sur le travail majeur de Jean-Marc Jancovici,(ingénieur diplômé de l'École polytechnique et de École nationale supérieure des télécommunications de Paris) intitulé : "Energie et climat : la fin de l'âge d'or ?". C'est limpide et vertigineux !

En résumé :

Sa vision des choses, abrégée, est la suivante : l'économie tout entière des pays occidentaux est fondée sur une énergie abondante et à bas prix. Il s'agit pour majeure partie d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui représentent à elles seules 80 % de la consommation mondiale. Pétrole et gaz viennent, ou sont en voie, d'atteindre leur pic de production et vont donc inexorablement décroître pour des raisons physiques. Le PIB étant lié à la quantité d'énergie disponible, et non l'inverse, la croissance, pour l'UE entre autres, ne repartira pas comme annoncé si l'on ne fait rien, au mieux stagnera voire enchaînera des récessions, prémices de crises sociales à venir. D'autre part, la combustion de ces énergies entraînant le début de changements climatiques majeurs et irréversibles pour des décennies (qui ne s’arrêteront pas en 2100), impliquent que de grandes surprises sont à venir en France et dans le monde (événements extrêmes, stress hydrique, pénuries, rationnements, déplacements de population...). Il préconise à la France de se lancer de manière résolue, massive et ordonnée dans la reconstruction de son économie vieillissante (transition énergétique, transports efficaces et sobres, décarbonisation de l'industrie lourde, rénovations du parc résidentiel/tertiaire, travail sur formes des villes...), « une conquête de la Lune » , afin d'embarquer l'Europe et le reste du monde dans cette lutte par effet de mimétisme ; l'Europe étant « le dos au mur » et ayant les atouts pour réussir la première dans cette nouvelle voie. Il considère, par exemple, comme indispensable le recours à une taxation de la consommation d'énergies carbonées (ou fiscalité carbone) pour une politique de décarbonisation efficace d'une économie (étatique, fédérale ou mondiale). Il suggère également de ne pas avoir recours aux réserves mondiales de charbon restant sans au minimum une obligation de captage ou séquestration du CO2 induit.

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